Annie Quatresol Dieufrance
Annie QUATRESOL DIEUFRANCE jongle avec les activités artistiques.
Ses diverses passions lui valent de nombreuses récompenses mais aussi d'exposer régulièrement à PARIS ou dans diverses villes de l'Yonne.
Ses diverses passions lui valent de nombreuses récompenses mais aussi d'exposer régulièrement à PARIS ou dans diverses villes de l'Yonne.
les CONCERTS avec l'orchestre de Roland Quatresol
“Si la musique nous est si chère, c'est qu'elle est la parole la plus profonde de l'âme,
(dixit ROMAIN ROLLAND)
le cri harmonieux de sa joie et de sa douleur.”
La saga de l'orchestre
Une belle histoire d'amour avec la musique et la chanson française...
La vie d'un orchestre régional est loin de représenter un long fleuve tranquille.
La “vie de l'intérieur” que nous présentons est une sorte de mélodie en sous-sol avec ses dièses, ses bémols et une valse d'événements si majeurs, “adrénalinement parlant”, qu'elle va donner le ton et vous mettre ainsi au diapason d'une gamme de péripéties plus ou moins rythmées, ceci sur fond de contre - temps, de soupirs, de syncope et de pause.
Tout cela sans que l'humour perde un seul instant ses droits!
Notre longue croisière musicale nous a apporté tant de joies, que, malgré les différents “grains” dans diverses tempêtes, nous ressentons de manière très positive notre expérience vécue.
Mais parfois “dur, dur, la vie d'artiste ! Cascade automobile — déluge — instruments
fugitifs — descente “en” piano — etc... Que d'émotions!
Ainsi, j'ai coupé une 4L en deux pour en faire une remorque.
J'ai fabriqué moi-même un maximum d'accessoires: Les pieds de micros, les projecteurs dans des phares de “Frégate” après avoir teintés les verres, les panneaux, les calicots, les décors pour les salles ou les scènes, le tableau électrique de jeux de lumière.. etc....
J'en parle car cela peut encourager certains jeunes connaissant les mêmes difficultés, à se débrouiller par eux-mêmes...
le “jeune Roland” partait plein d'espoir et avec la fouge de sa jeunesse.
Soudain, catastrophe: A l'entrée de Joigny, il perdait une roue.
Il frôlait l'accident mais, par chance, la remorque qui était fixée à la voiture, maintenait un relatif équilibre et il parvenait à stopper sans dommage supplémentaire.
Ayant remonté la roue avec les deux seuls boulons qu'il avait retrouvés, il repartait.
A son arrivée et pour rattraper son retard, il dut monter deux fois plus vite le matériel.
Une demi heure après avoir commencé sa prestation, la sono grillait et il dut assurer auprès d'un public exigeant son animation musicale ceci sans le secours des amplificateurs...
C'était une vrai douleur sourde pour lui...”
J'avais placé dans cette dernière les instruments et le matériel car nous devions animer une soirée dansante dans une rotonde.
A notre arrivée et alors que je m'apprêtais à décharger ladite remorque, je découvrais avec stupéfaction qu'elle était pratiquement vidée de son contenu, mon accordéon étant le seul “survivant .....
Soit par suite d'une mauvaise farce, soit accidentellement, le battant avait été déverrouillé et, tel le Petit Poucet, j'avais tout semé en cours de route...
J'étais effondré, mais il me fallait vite réagir. J'effectuais donc un “pèlerinage” entre Aillant sur Tholon et Joigny, retrouvant par ci, par là, dans le fossé, sur la route, un instrument, un pied de piano etc... Par ailleurs, des automobilistes compatissants et analysant le “drame” avaient aussi procédé à de la récupération et avaient rapporté ce qu'ils avaient découvert soit des pieds de micros, des projecteurs etc... Bref, chacun avait eu son “lot” au fil des kilomètres, mais certains l'avaient conservé !... Pour ajouter à l'entrain du moment, les parents du pianiste m'avaient vivement “soufflé dans les bronches” après avoir appris mon “exploit”. Certes, tout ceci atteignait quelque peu mon moral et celui des membre de l'orchestre mais nous ne pouvions décevoir la foule déjà présente. Après les retrouvailles “émues” entre les instruments et leurs propriétaires respectifs, sans aucune sonorisation mais avec l'indulgence d'un public prévenu et compréhensif, la soirée dansante fut néanmoins un succès. Aujourd'hui, nous en rions, mais sur l'instant, quel choc émotionnel! ”
Lors d'un bal populaire dans une rotonde à Cussy Les Forges, notre pianiste est passé à travers la scène avec un piano électrique qu'on appelait à cette époque un “cymbalet”.
certes du soleil mais aussi des orages, de la grêle, du brouillard, du verglas et de la neige.
Une nuit d'hiver en Janvier et vers quatre heures, le sol était un vrai miroir.
Cela se passait à Donzy dans la Nièvre. A l'issue d'une soirée dansante, nous chargions le matériel dans la remorque.
Tout à coup; le saxophoniste disparaissait sous la remorque.
On ne voyait plus que ses pieds. Fous rires ! Les uns après les autres, en essayant de l'aider, nous glissions à notre tour.
“C'est vraiment la petite Sibérie” ne cessait de bougonner notre infortuné compagnon dont il nous a fallu un bon moment pour réussir à l'extraire de sa “cache ..... Un gag qui lui avait fait froid dans le dos ! ...
Roland se trouvait dans un supermarché de la région auxerroise pour une animation musicale à l'occasion des deux ans d'existence de ce magasin.
Il n'y avait pas foule.
Aussi proposa t-il au directeur d'aller sur le toit du magasin pour y jouer de l'accordéon.
Le directeur donna son accord et lui apporta une échelle. Roland qui est souple comme un écureuil, se faufila par la trappe et joua durant un quart d'heure sur le toit.
Tous les habitants alentour et notamment ceux des HLM se sont rapidement rassemblés pour le regarder, étant intriqués par ce spectacle original.
Puis, lorsqu'il est redescendu dans le magasin, ils le suivirent. Le supermarché n'a pas désempli tout au long de la journée.
dans les rues du village suivis par de nombreux badauds, frigorifiés mais rieurs.
Devant chaque maison, les habitants sortaient une table avec des verres, des vins, des gâteaux. On s'arrêtaient devant chaque hôte. Cette année là, le froid était glacial, mordant et vous pénétrait jusqu'aux os. On distribuait du vin chaud et sucré.
Nanou qui est particulièrement frileuse en temps normal et qui était gelée, en avait demandé un verre pour se réchauffer. Il faut spécifier pour la petite histoire que Nanou, qui ne boit jamais d'alcool, a été surnommée “SOBRINETTE” par les musiciens, une aimable taquinerie. Le vin chaud a fait son effet, tant et si bien que lorsqu'elle est montée sur scène, “SOBRINETTE” exprimait une hilarité débordante, s'emmêlant dans les fils jonchant habituellement la scène et nous offrant d'une manière imprévue un numéro comique d'une rare qualité.
Je n'avais pas osé demander à“SOBRINETTE” de nous chanter “Le petit vin blanc” ou encore “Boire un petit coup c'est agréable”, ce dont elle paraissait déjà fort convaincue!...”
Il est arrivé aussi à Roland d'avoir la tête à l'envers! Cette péripétie en témoigne : Roland avait rendez vous avec les pompiers d'un village.
Il devait discuter du prochain bal. Il était en retard et il prit un virage un peu vite. La voiture dérapa, faucha un poteau double en bois, fit un “looping” et se retrouva sur le toit.
Il rencontra bien les pompiers, mais nullement dans les conditions initialement prévues! ! ! Ceux-ci l'aidèrent à sortir de voiture et Roland, prit, doucement, le chemin du retour sans avoir pu discuter “affaires” car il était “trop retourne .....
Notre batteur surnommé “PRÉCIPICE” à cause de sa peur des abîmes, avait tiré le rideau de sa vitre et nous faisait rire par ses pitreries simulant l'angoisse.
Soudainement, nous cessâmes de rire car nous nous sentions déraper et au cours de cette glissade, nous avions effectivement frôlé le bord du précipice: “C'est une vrai patinoire” a confirmé Roland qui conduisait le camion.
Nous restâmes silencieux jusqu'à notre arrivée à Saint Jean de Maurienne. Et là, au moment d'enlever les chaînes, HORREUR !... Nous nous apercevions avec un frisson rétrospectif de peur que les chaînes avaient disparu... Pas étonnant que nous sentions le véhicule aussi instable ! ... Un vrai miracle que nous ayons réussi à descendre sans encombres !... Les montagnards nous rendront les chaînes un mois plus tard car, toujours serviables, ils les avaient récupérées se doutant qu'elles nous appartenaient.”
La fête était réussie. Nous étions “perchés” sur une remorque bâchée.
Face à nous, dans un pré, un immense parquet avait été installé pour les danseurs.
Tout autour du parquet, des tables étaient mises pour que chacun puisse se restaurer sur place à sa guise.
La nuit était chaude, l'ambiance chaleureuse. Un costaud n'arrêtait pas de faire les cent pas le long de l'estrade improvisée et de nous répéter avec une conviction grandissante les mêmes propos: “J'adore la danse et l'accordéon.
Mon père me le disait tout le temps: Mon gars, t'as ça dans le sang”. Ce brave homme nous regardait avec une apparente adoration et nous sentions bien que le reste du public nous aimait aussi.
C'était un de ces moments inoubliables de pur bonheur pour des musiciens... Alors que nous venions d'interpréter avec une certaine crédibilité météorologique “Deux enfants au soleil”, un violent orage éclatait.
Les gens se mirent à danser avec un parapluie à la main et ainsi, bravaient gaillardement le mauvais temps.
Pourtant, au bout d'une demi heure de pluie diluvienne, tout le monde était trempé et se réfugiait sous l'auvent de la buvette.
Sous le poids de l'eau qui s'était anormalement accumulée, la bâche qui protégeait la scène, a craqué, quelque 150 litres se déversant d'un seul coup sur la scène.
Nous étions trempés à notre tour, le matériel et les instruments n'ayant pas été épargnés non plus.
Pour ne pas risquer de détériorer davantage les instruments, cette histoire d'eau nous a obligés à stopper net la musique et notre magnifique fête a ainsi pris fin au grand désespoir du public.., et au nôtre! Ce soir là, nous n'étions pas bénis des dieux...

La “vie de l'intérieur” que nous présentons est une sorte de mélodie en sous-sol avec ses dièses, ses bémols et une valse d'événements si majeurs, “adrénalinement parlant”, qu'elle va donner le ton et vous mettre ainsi au diapason d'une gamme de péripéties plus ou moins rythmées, ceci sur fond de contre - temps, de soupirs, de syncope et de pause.
Tout cela sans que l'humour perde un seul instant ses droits!
Notre longue croisière musicale nous a apporté tant de joies, que, malgré les différents “grains” dans diverses tempêtes, nous ressentons de manière très positive notre expérience vécue.
Mais parfois “dur, dur, la vie d'artiste ! Cascade automobile — déluge — instruments

ROLAND raconte SYSTÈME D :
A 18 ans, ayant des moyens financiers modestes, je ne pouvais acheter tout le matériel nécessaire.Ainsi, j'ai coupé une 4L en deux pour en faire une remorque.
J'ai fabriqué moi-même un maximum d'accessoires: Les pieds de micros, les projecteurs dans des phares de “Frégate” après avoir teintés les verres, les panneaux, les calicots, les décors pour les salles ou les scènes, le tableau électrique de jeux de lumière.. etc....
J'en parle car cela peut encourager certains jeunes connaissant les mêmes difficultés, à se débrouiller par eux-mêmes...
NANOU raconte ROUE VAGABONDE :
Tout heureux d'avoir réussi à obtenir un contrat pour une animation musicale au Casino d'Auxerre,
Soudain, catastrophe: A l'entrée de Joigny, il perdait une roue.
Il frôlait l'accident mais, par chance, la remorque qui était fixée à la voiture, maintenait un relatif équilibre et il parvenait à stopper sans dommage supplémentaire.
Ayant remonté la roue avec les deux seuls boulons qu'il avait retrouvés, il repartait.
A son arrivée et pour rattraper son retard, il dut monter deux fois plus vite le matériel.
Une demi heure après avoir commencé sa prestation, la sono grillait et il dut assurer auprès d'un public exigeant son animation musicale ceci sans le secours des amplificateurs...
C'était une vrai douleur sourde pour lui...”
ROLAND raconte INSTRUMENTS FUGITIFS :
Un jour, je me rendais à Aillant sur Tholon au volant de ma “TAUNUS BREAK” à laquelle j'avais arrimé la “remorque”, la fameuse 4L coupée en deux.J'avais placé dans cette dernière les instruments et le matériel car nous devions animer une soirée dansante dans une rotonde.

Soit par suite d'une mauvaise farce, soit accidentellement, le battant avait été déverrouillé et, tel le Petit Poucet, j'avais tout semé en cours de route...
J'étais effondré, mais il me fallait vite réagir. J'effectuais donc un “pèlerinage” entre Aillant sur Tholon et Joigny, retrouvant par ci, par là, dans le fossé, sur la route, un instrument, un pied de piano etc... Par ailleurs, des automobilistes compatissants et analysant le “drame” avaient aussi procédé à de la récupération et avaient rapporté ce qu'ils avaient découvert soit des pieds de micros, des projecteurs etc... Bref, chacun avait eu son “lot” au fil des kilomètres, mais certains l'avaient conservé !... Pour ajouter à l'entrain du moment, les parents du pianiste m'avaient vivement “soufflé dans les bronches” après avoir appris mon “exploit”. Certes, tout ceci atteignait quelque peu mon moral et celui des membre de l'orchestre mais nous ne pouvions décevoir la foule déjà présente. Après les retrouvailles “émues” entre les instruments et leurs propriétaires respectifs, sans aucune sonorisation mais avec l'indulgence d'un public prévenu et compréhensif, la soirée dansante fut néanmoins un succès. Aujourd'hui, nous en rions, mais sur l'instant, quel choc émotionnel! ”
NANOU raconte DESCENTE DE GAMME “ EN ” PIANO :
“A nos débuts, nous avions un pianiste d'un talent fantastique mais aussi de mensurations très respectables puisqu'il pesait quelque 130 kilos...Lors d'un bal populaire dans une rotonde à Cussy Les Forges, notre pianiste est passé à travers la scène avec un piano électrique qu'on appelait à cette époque un “cymbalet”.
ROLAND raconte PATINAGE ARTISTIQUE “ EN NOCTURNE ” :
Notre orchestre circulait par tous les temps et nous avons largement profité
Une nuit d'hiver en Janvier et vers quatre heures, le sol était un vrai miroir.
Cela se passait à Donzy dans la Nièvre. A l'issue d'une soirée dansante, nous chargions le matériel dans la remorque.
Tout à coup; le saxophoniste disparaissait sous la remorque.
On ne voyait plus que ses pieds. Fous rires ! Les uns après les autres, en essayant de l'aider, nous glissions à notre tour.
“C'est vraiment la petite Sibérie” ne cessait de bougonner notre infortuné compagnon dont il nous a fallu un bon moment pour réussir à l'extraire de sa “cache ..... Un gag qui lui avait fait froid dans le dos ! ...
NANOU raconte HAUTE VOLTIGE :

Il n'y avait pas foule.
Aussi proposa t-il au directeur d'aller sur le toit du magasin pour y jouer de l'accordéon.
Le directeur donna son accord et lui apporta une échelle. Roland qui est souple comme un écureuil, se faufila par la trappe et joua durant un quart d'heure sur le toit.
Tous les habitants alentour et notamment ceux des HLM se sont rapidement rassemblés pour le regarder, étant intriqués par ce spectacle original.
Puis, lorsqu'il est redescendu dans le magasin, ils le suivirent. Le supermarché n'a pas désempli tout au long de la journée.
ROLAND raconte “ SOBRINETTE ”:
Tous les ans à Dixmont, fin janvier, pour la Saint-Vincent, les musiciens défilaient
Devant chaque maison, les habitants sortaient une table avec des verres, des vins, des gâteaux. On s'arrêtaient devant chaque hôte. Cette année là, le froid était glacial, mordant et vous pénétrait jusqu'aux os. On distribuait du vin chaud et sucré.
Nanou qui est particulièrement frileuse en temps normal et qui était gelée, en avait demandé un verre pour se réchauffer. Il faut spécifier pour la petite histoire que Nanou, qui ne boit jamais d'alcool, a été surnommée “SOBRINETTE” par les musiciens, une aimable taquinerie. Le vin chaud a fait son effet, tant et si bien que lorsqu'elle est montée sur scène, “SOBRINETTE” exprimait une hilarité débordante, s'emmêlant dans les fils jonchant habituellement la scène et nous offrant d'une manière imprévue un numéro comique d'une rare qualité.
Je n'avais pas osé demander à“SOBRINETTE” de nous chanter “Le petit vin blanc” ou encore “Boire un petit coup c'est agréable”, ce dont elle paraissait déjà fort convaincue!...”
NANOU raconte CASCADE AUTOMOBILE :

Il devait discuter du prochain bal. Il était en retard et il prit un virage un peu vite. La voiture dérapa, faucha un poteau double en bois, fit un “looping” et se retrouva sur le toit.
Il rencontra bien les pompiers, mais nullement dans les conditions initialement prévues! ! ! Ceux-ci l'aidèrent à sortir de voiture et Roland, prit, doucement, le chemin du retour sans avoir pu discuter “affaires” car il était “trop retourne .....
PROTEGES PAR LA BONNE ÉTOILE DES NEIGES :
Nous étions en montagne et en plein hiver. Après un bal, de nuit, nous redescendions dans la vallée très doucement à cause du verglas.Notre batteur surnommé “PRÉCIPICE” à cause de sa peur des abîmes, avait tiré le rideau de sa vitre et nous faisait rire par ses pitreries simulant l'angoisse.

Nous restâmes silencieux jusqu'à notre arrivée à Saint Jean de Maurienne. Et là, au moment d'enlever les chaînes, HORREUR !... Nous nous apercevions avec un frisson rétrospectif de peur que les chaînes avaient disparu... Pas étonnant que nous sentions le véhicule aussi instable ! ... Un vrai miracle que nous ayons réussi à descendre sans encombres !... Les montagnards nous rendront les chaînes un mois plus tard car, toujours serviables, ils les avaient récupérées se doutant qu'elles nous appartenaient.”
DÉLUGE :
C'était une magnifique journée de 13 juillet près de Gien, il y a cinq ans environ.La fête était réussie. Nous étions “perchés” sur une remorque bâchée.
Face à nous, dans un pré, un immense parquet avait été installé pour les danseurs.

La nuit était chaude, l'ambiance chaleureuse. Un costaud n'arrêtait pas de faire les cent pas le long de l'estrade improvisée et de nous répéter avec une conviction grandissante les mêmes propos: “J'adore la danse et l'accordéon.
Mon père me le disait tout le temps: Mon gars, t'as ça dans le sang”. Ce brave homme nous regardait avec une apparente adoration et nous sentions bien que le reste du public nous aimait aussi.
C'était un de ces moments inoubliables de pur bonheur pour des musiciens... Alors que nous venions d'interpréter avec une certaine crédibilité météorologique “Deux enfants au soleil”, un violent orage éclatait.
Les gens se mirent à danser avec un parapluie à la main et ainsi, bravaient gaillardement le mauvais temps.
Pourtant, au bout d'une demi heure de pluie diluvienne, tout le monde était trempé et se réfugiait sous l'auvent de la buvette.
Sous le poids de l'eau qui s'était anormalement accumulée, la bâche qui protégeait la scène, a craqué, quelque 150 litres se déversant d'un seul coup sur la scène.
Nous étions trempés à notre tour, le matériel et les instruments n'ayant pas été épargnés non plus.
Pour ne pas risquer de détériorer davantage les instruments, cette histoire d'eau nous a obligés à stopper net la musique et notre magnifique fête a ainsi pris fin au grand désespoir du public.., et au nôtre! Ce soir là, nous n'étions pas bénis des dieux...

Voir aussi la page consacrée aux chansons qu'elle a composée
avec possibilité de les écouter.

Avec Naza, la petite fille de Gégène dans la celèbre guinguette de Joinville Le Pont

Roland Quatresol à Chantilly en décembre 2000 dans la salle de répétition d'André Verchuren

Nanou et Roland Quatresol en 1997 dans un restaurant parisien