Etang, mon ami
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Vers ton eau, dès que je goûtais des joies ou peines,
Je courais m'évader, le plus souvent pleurer.
Cent fois, je m'élançais pour me désaltérer
A la source d'amitié sûre, où elle est reine.

Ah! soleil, tu pouvais bien vivifier le monde,
M'éblouir de tes jets ardents et lumineux,
Donner aux nuages un velouté laineux,
Aux fleurs une beauté souriante et féconde,

Dans ma souffrance sourde, tout me semblait sombre...
Toi qui roulais en perles moirées de vermeil,
Très inconsciemment tu m'invitais au sommeil.
Mais ta compagnie, mon étang, chassait les ombres.

Tout à la fois différent et toujours le même,
Quand la nuit de ses ténèbres t'enveloppait,
Mon coeur, las et triste, d'émotion galopait.
Ô flot fascinant, comme il fallait que je t'aime !

Des rides argentées, à des soupirs semblables,
Sillonnaient de clairs reflets ton cours langoureux.
Qu'offrais-tu par cet indolence d'amoureux ?
Aucune solitude n'est inexorable ...

© Annie Quatresol Dieufrance
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