Les joies d'une jeune écologiste ...

La fillette goûte l'air léger, parfumé :
Il sent l'eau, les feuillages.
Il sent la faune dans les marais embrumés.
La vie sans maquillage.

Elle hume le vent doux : il charrie sur son dos
Des senteurs rassurantes
De bonne terre nue, puis il offre en cadeau
Mille fleurs odorantes.

Il s'enroule autour d'elle, effleure tendrement
Sa peau de satin rose.
Il souffle des notes, compose allègrement,
Musicien, virtuose.

Elle aime les animaux libres d'être heureux,
Et heureux d'être libres.
Tout autour d'elle, en vol, ou nichés dans les creux,
Debout, en équilibre,

Se pavanent, voltigent de nombreux flamants.
Sans peur, frôlant leur muse,
Tournant dans un camaïeu de roses charmants,
Bienveillants, ils s'amusent.

L'enfant suit d'un regard ébloui les volatils.
Leur grâce gestuelle
Semble un ballet régi par des codes subtils
D'harmonie rituelle...

Elle admire l'environnement non pollué.
L'un des chevaux sauvages
S'écarte de l'étang, hennit pour la saluer,
Repart vers le rivage.

Fière manade, quel réel enchantement
S'ajoute au paysage
Par nos seules présences sans affrontement !
C'est un heureux présage...

Qui chérit la nature , veut la préserver.
Quels dons inestimables
Que le ciel, l'eau, la flore ! Ils sont à conserver
Intacts, purs, ineffables...

Il faut qu'un respect mutuel non parcimonieux
Lie l'homme à la nature.
Le secret d'un univers futur harmonieux ?
Dévotion sans râture.


© Annie Quatresol Dieufrance
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