Ce poème a été publié dans LE CHANT DES VILLES, l'anthologie du Manoir des Poètes
Villes en liesse, villes en émoi, villes captives, villes enclavées, villes en éclats, villes en flammes, elles chantent toutes à leur manière.
Et les 51 poètes de cette anthologie de
capter les échos de leurs chants.
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édité dans le cadre du Printemps des Poètes 2066.

Joigny, le coeur de mes racines
Petite Venise de l'Yonne, aux eaux dociles,
J'adore admirer tous tes sites passionnants,
Tes rues pavées, tes bâtisses de style,
Ton pont sur arcs de pierre impressionnants.
Tes trois églises me fascinent,
Joigny, le coeur de mes racines.

Mon passé se niche dans l'ancestral château,
Qui domine hardiment ta cité très prisée.
C'est un diamant pur, dont les cristaux
Eclairent de facettes irisées
Le miroir de mes souvenirs.
Chère école ! Mon devenir !

Qu'il est dommage que ton enceinte historique
Ne distille plus le savoir aux étudiants !
Mon coeur se revoit, tout miel, sans critique,
Sur le film souriant d'enfants insouciants,
Dans les souterrains familiers,
Sautillant dans les escaliers ...

Ma frimousse a hanté tous les lieux singuliers.
Les couloirs. Les dortoirs. Et les salles de classe
. Je croyais voir l'ombre de chevaliers
Dans ce Manoir d'Histoire où j'eus ma place.
Altiers, les habits chatoyants,
Ils veillaient sur moi, bienveillants...

Gamine tantôt rêveuse, tantôt rieuse,
Tes murs vénérables m'ont conquise en douceur.
J'ai pris goût aux arts, lettres, curieuse,
Sous l'égide de savants professeurs,
Tels Georges Fischer, Jean Racine.
Joigny, le coeur de mes racines ...


© Annie Quatresol Dieufrance
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