Promenade en forêt
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Le hasard vient de conduire mes pas errants
Jusqu'en un lieu méconnu, coquet et altier.
D'aventure mes regards s'arrêtent sur un petit sentier,
D'une forêt, gérant.

J'entre. Le chemin tour à tour gonfle, s'étrique...
Le souffle d'un vent tiède effleure mon visage ;
Très émue, je rougis aussitôt à ce sublime hommage :
Ô caresse pudique !

Les arbres, fraternels, secouent leurs chevelures.
Hautains ou bien humbles, en cadence ils se meuvent
Pour m'orner de gais rameaux, et leurs marques d'amitié m'émeuvent :
Quelles dignes parures !

Soudain, oubliant sa vive timidité,
Un gentil écureuil vient vers moi s'asseoir,
Boule cuivrée, tombe, agile, de branche en branche après avoir...
Quelque temps hésité.

Mûtin, cet adorable gourmand, par un gland
Qu'il me lance enfin pour jouer, prend de l'audace,
Puis me salue d'une jolie pirouette teintée de grâce,
Incroyable d'allant !

Très haut, à travers la mosaïque en feuillages,
J'aperçois, infime, une parcelle bleue,
Et je songe que, sans même le savoir, on est souvent deux ...
Ô splendide mariage !

Divine harmonie d'azur et de verts divers,
Délicieux mélange, au charme presque céleste,
De deux voiles différents qui, bientôt, se montreront trop lestes !
Paradis découvert !

© Annie Quatresol Dieufrance
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